La crise entre l’Ukraine et la Russie décortiquée

La crise entre l’Ukraine et la Russie décortiquée

L’inquiétant regain de tension entre l’Ukraine et son imposant voisin russe donne une impression de déjà-vu à la communauté internationale, qui rappelle dangereusement l’époque de la Guerre froide.

Promise depuis plus d’une décennie, l’entrée de l’Ukraine dans l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est au cœur de la bataille que se livrent actuellement les deux pays de l’Est.

Moscou accuse les pays occidentaux d’avoir rompu leur promesse prise à la fin de la Guerre froide de ne jamais élargir l’OTAN jusqu’aux frontières russes.

«[Les Russes] veulent qu’il y ait une renonciation formelle et officielle à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et qu’on retire les forces de l’OTAN des républiques baltes parce qu’elles sont très rapprochées», a expliqué Jacques Lévesque, professeur en sciences politiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et spécialiste de la Russie.

AFP

Il faut savoir que l’OTAN est fortement reliée à la Guerre froide, période de fortes tensions et d’affrontements entre les États-Unis et l’Union soviétique. Créée après la Seconde Guerre mondiale, cette alliance politique et militaire a pour objectif d’assurer la sécurité de l’Europe occidentale et d’éviter toute expansion de l’Union soviétique grâce à un partenariat avec les États-Unis.L’origine du conflit

Pour comprendre l’origine de la crise actuelle, il faut remonter à la chute de l’empire soviétique et à la fin de la Guerre froide, en 1991, lorsque l’Ukraine, désormais indépendante, débute un dialogue avec l’OTAN.

La saga reprend en 2008 lorsque le président américain de l’époque, George W. Bush, propose un processus d’adhésion rapide au sein de l’OTAN à l’Ukraine et à la Géorgie, deux anciens pays membres de l’Union soviétique. La France, l’Allemagne et l’Espagne s’opposent cependant à l’idée, par crainte de représailles de la Russie, ce qui empêche l’avancement du dossier pendant plusieurs années.

Le bras de fer entre les deux pays se poursuit alors en 2014, lorsque la Russie parvient facilement à annexer la région de la Crimée, une péninsule située entre les deux pays et qui avait déclaré son indépendance en 1991 avant d’accepter le rattachement à l’Ukraine l’année suivante.

En plus de la Crimée, le Donbass, bassin minier situé entre les deux pays et considéré comme une région économique et culturelle importante de l’Ukraine, est en proie depuis 2014 à une guerre avec des séparatistes prorusses, dont le Kremlin est largement considéré comme le parrain militaire et financier.

«L’Ukraine a perdu la Crimée, et en plus pour prendre une possibilité d’influencer et de freiner la volonté ukrainienne de rejoindre un jour l’OTAN, la Russie a soutenu […] la rébellion du Donbass, qui existe toujours. Et c’est ça en ce moment que les Ukrainiens cherchent à reprendre éventuellement par la force», a expliqué M. Lévesque.

AFP

En réaction au conflit en Crimée, l’OTAN a accru son soutien en Ukraine et ses pays membres ont refusé de reconnaître l’annexion de la Crimée par la Russie. L’organisation a également renforcé sa présence en mer Noire et a intensifié sa coopération maritime avec l’Ukraine.

«Avec une aide américaine lente, prudente, on leur a envoyé des armements, donné des conseils militaires pour renforcer l’armée ukrainienne. La Russie craignait maintenant, avec raison, que les forces rebelles du Donbass avaient monté suffisamment de moyens de défense», a mentionné le professeur Jacques Lévesque.

C’est cette crainte qui aurait conduit le président russe Vladimir Poutine à déployer depuis novembre dernier près de 115 000 soldats présents au Bélarus, pays voisin de l’Ukraine et de la Russie.

Face à ces mouvements de troupes inhabituels, la communauté internationale a choisi jusqu’ici l’option diplomatique afin d’éviter une escalade des tensions. Plusieurs responsables américains redoutent néanmoins que la situation dégénère en conflit en armée.À qui la faute ?

Washington estime que la Russie peut attaquer l’Ukraine à tout moment. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a mis en garde Moscou, soutenant qu’une invasion russe provoquerait une division du monde en deux, «avec la menace d’une guerre totale planant au-dessus de la tête de chacun».

La Russie assure ne pas avoir l’intention d’intervenir militairement en Ukraine. Néanmoins, un de ses diplomates n’a pas hésité à faire un parallèle clair avec la Guerre froide en décembre dernier. «Nous assistons actuellement à une sorte de remake de la Guerre froide, une Guerre froide 2.0», a-t-il soutenu, rejetant la responsabilité sur son ancien ennemi américain.

AFP

Depuis l’année dernière, l’administration du président Joe Biden a approuvé l’envoi de 650 millions de dollars d’armes à l’Ukraine, dont 200 millions le mois dernier. Kiev presse cependant les Occidentaux, comme le Canada, de lui livrer des armes de défense supplémentaires.

AFP

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly, s’est rendue en Europe afin de rencontrer ses homologues pour faire le point sur la situation. Elle en a profité pour discuter avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son ministre des Affaires étrangères, afin de réaffirmer le soutien du Canada envers l’Ukraine.

Selon le spécialiste Jacques Lévesque, le renoncement de l’extension de l’OTAN par les États-Unis serait la solution pour mettre fin aux tensions actuelles. «Cela réglerait très largement le problème, surtout que les États-Unis ne vont de toute façon pas intervenir.»

– Avec l’AFPLES DATES CLÉS DU CONFLIT ENTRE LA RUSSIE ET L’UKRAINE  

– 1918: la République populaire ukrainienne connaît une brève indépendance jusqu’en 1920 

– 1991: proclamation de l’indépendance après la dislocation de l’URSS 

– 2008 : les États-Unis promettent que l’Ukraine fera un jour partie de l’OTAN 

– 2014 : la péninsule ukrainienne de la Crimée est annexée à la Russie, entraînant une guerre dans l’est de l’Ukraine avec des séparatistes prorusses, faisant plus de 13 000 morts 

– 10 novembre 2021 : Washington demande à la Russie d’expliquer des mouvements de troupes inhabituels à la frontière ukrainienne 

– 7 décembre 2021: le président américain Joe Biden menace la Russie de fortes sanctions économiques en cas d’invasion de l’Ukraine 

– 17 décembre 2021: Moscou dévoile deux projets de traités pour bannir l’élargissement de l’OTAN et l’établissement de bases militaires dans des pays de l’ancien espace soviétique 

– 28 décembre 2021: Moscou et Washington conviennent de pourparlers 

– 10 janvier 2022: des négociations tendues sont engagées entre Washington et Moscou 

– 14 janvier 2022: des sites gouvernementaux ukrainiens sont la cible d’une cyberattaque massive 

– 18 janvier 2022: la Russie déploie des soldats au Bélarus 

– 19 janvier 2022: Biden évoque une «incursion mineure» de la Russie en Ukraine 

https://www.tvanouvelles.ca/2022/01/22/la-crise-entre-lukraine-et-la-russie-decortiquee-1

Bulgares et roumains jugent inacceptables les demandes de la Russie, les troupes de l’OTAN ne déménageront pas

La Bulgarie et la Roumanie se sont retrouvées ce vendredi 21 janvier sur le devant de la scène internationale. Les deux pays ont rejoint l’Otan en 2004. Alors que les ministres russe et américain des Affaires étrangères se rencontraient à Genève, la Russie demandait le retrait des troupes de l’Otan de ces anciens pays satellites de l’URSS. Sofia a appelé la Russie à une baisse des tensions en Ukraine.

« La Bulgarie est un pays souverain et nous avons fait notre choix, il y a longtemps, lorsque le pays est devenu membre de l’Otan ».  C’est ainsi que le Premier ministre bulgare Kiril Petkov a réagi aux demandes de retrait des troupes de l’Alliance.

De son côté, le président bulgare Roumen Radev a jugé que « l’insistance de la Russie (…) est inacceptable et absurde ».  « Notre pays n’accepte d’ultimatum de personne ». 

En matière de politique étrangère, la Bulgarie doit pourtant ménager ses liens avec l’Occident et la Russie, dont elle est fortement dépendante pour les importations d’énergie. Le nouveau Premier ministre a également affiché son orientation pro-occidentale et surtout pro-Otan. Son ministre de la Défense Stefan Yanev a cependant adopté un ton plus conciliant vis-à-vis de la Russie.

Opinion publique pro-russe et pro-Otan  


Le président Roumen Radev a quant à lui déjà appelé à la levée des sanctions contre la Russie. Pendant un débat électoral en novembre, il a même affirmé que « la Crimée n’est autre que russe ». L’opinion publique bulgare demeure fortement pro-russe, mais aussi pro-européenne et pro-Otan.

La Roumanie a aussi jugé vendredi « inacceptable » la demande de la Russie d’un retrait des troupes étrangères de l’Otan présentes sur leur sol, dans le cadre d’un traité que Moscou réclame pour une désescalade de la crise ukrainienne. « Une telle exigence est inacceptable et ne peut pas faire partie des sujets de négociation », a réagi le ministère des Affaires étrangères roumain dans un communiqué.

L’Otan rejette les demandes russes de retrait de la Roumanie et de la Bulgarie


De son côté, l’Otan a rejeté ce vendredi 21 janvier la demande de la Russie d’un retrait des troupes étrangères de l’Alliance présentes en Bulgarie et en Roumanie et dénoncé l’idée de sphères d’influence en Europe, a déclaré sa porte-parole. « L’Otan reste vigilante et continue d’évaluer la nécessité de renforcer la partie orientale de notre Alliance », a averti Oana Lungescu, porte-parole de l’organisation Atlantique. « Les demandes de la Russie créeraient des membres de l’Otan de première et de deuxième classe, ce que nous ne pouvons accepter », a-t-elle expliqué.

https://www.rfi.fr/fr/europe/20220121-otan-la-bulgarie-et-la-roumanie-jugent-inacceptables-les-demandes-de-la-russie?ref=tw_i

Manœuvres russes en cours, un simple exercice 

par Raşa Evrensel.

Istanbul

Les manœuvres « Ceinture de sécurité maritime 2022 » ont commencé, au matin de ce vendredi, avec la participation d’unités maritimes et aériennes des marines iranienne, chinoise et russe dans le nord de l’océan Indien.

La télévision d’État iranienne a déclaré que « trois navires russes, dont un destroyer, et deux navires chinois, ont rejoint ses 11 navires ».

Les Gardiens de la révolution iraniens participent également avec de petits navires et des hélicoptères. Les exercices englobent des combats nocturnes, des opérations de sauvetage et des exercices de lutte contre les incendies, d’après la même source.

Dans un communiqué de presse, paru la veille des manœuvres, l’amiral Mustafa Tajeddin, porte-parole des manœuvres, a déclaré que « Le but des manœuvres est de renforcer la sécurité dans la région, d’exprimer la bonne volonté et de démontrer les capacités des trois pays à soutenir conjointement la paix mondiale et la sécurité maritime », selon ce qu’avait rapporté l’agence locale IRNA.

Le porte-parole a expliqué que « les manœuvres de cette année se déroulent sous le slogan « Ensemble pour la sécurité et la paix », sur une zone de 17 000 kilomètres carrés dans la partie nord de l’océan Indien ».

Il s’agit des troisièmes manœuvres militaires du genre, réunissant des navires de guerre et des aéronefs des marines des trois pays. Les premières manœuvres de la « Ceinture de sécurité maritime » avaient eu lieu en décembre 2019.

Les manœuvres enchaînaient diverses opérations tactiques dans le cadre de la sécurisation du commerce maritime international, la lutte contre le terrorisme maritime et la piraterie, l’échange d’informations dans les domaines de la recherche et du sauvetage, et l’échange d’expériences, selon la même source.

L’agence de presse IRNA a rapporté, ce vendredi, que « l’amélioration des relations bilatérales entre Téhéran et Moscou renforcera la sécurité dans la région et sur la scène internationale ».

Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

Du côté russe

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris la vraie nature de « l’ultimatum » lancé aux Américains par la Russie, les précisions apportées par Sergueï Lavrov devraient contribuer à les éclairer. La Russie n’a jamais attendu quoi que ce soit des pourparlers avec l’administration Biden et savait parfaitement que celle-ci était dans l’impossibilité d’accepter ses exigences de sécurité qui, soit-dit en passant, ont été rédigés de telle manière qu’elles ne pouvaient être, en aucune manère, accptées. Cela signifie que la Russie s’est préparée aux résultats prévisibles des « négociations », bien avant d’avoir rendu publiques ses exigences et que tous les détails pour mettre en oeuvre « sa réponse » sont probablement déjà en place. Ceux qui croient que la réaction russe consistera à envahir l’Ukraine n’ont rien écouté des discours des dirigeants russes qui ne cessent de répéter que ce qui leurs importe, dans le cas présent, c’est la sécurité de la Russie sur sa frontière occidentale, du Nord au Sud, de la Mer Baltique (et même de l’Arctique) à la Mer Noire. On voit bien que la simple invasion de l’Ukraine ne suffit pas à remplir cet objectif.

RI***

La rencontre entre Sergueï Lavrov et Anthony Blinken s’est terminée à Genève. Selon les dernières informations, cela a duré environ une heure et demie. En fait, cette réunion était le deuxième tour des pourparlers de sécurité russo-américains, dont le premier tour a eu lieu les 9 et 10 janvier, également en Suisse.

Au cours de la réunion, Sergueï Lavrov a présenté la position sans équivoque de la Russie sur la question de la présence militaire de l’OTAN en Europe de l’Est. Le chef du ministère russe des Affaires étrangères a souligné que la position de Moscou impliquait clairement la non-acceptation des anciennes républiques soviétiques dans l’alliance, ainsi que le retrait complet des contingents militaires étrangers de l’OTAN du territoire de la Bulgarie et de la Roumanie.

Il convient de souligner qu’en Roumanie, il existe une zone de position du système américain de défense antimissile (défense antimissile). Il est situé près du village de Deveselu. La Russie a déclaré à plusieurs reprises à Washington et à Bruxelles que l’emplacement d’une telle zone près des frontières de la Russie (y compris la Pologne) constituait une menace évidente pour la Fédération de Russie. La raison en est que les anti-missiles dans les lanceurs peuvent être facilement remplacés par des armes de frappe – des missiles sol-sol, qui ont une portée suffisante pour détruire des objets sur le territoire russe. Cependant, ni aux États-Unis ni à l’OTAN, personne n’a réagi à ces inquiétudes de Moscou ces dernières années. Au début, ils ont dit que les installations américaines de défense antimissile en Roumanie et en Pologne étaient «contre l’Iran», puis ils ont complètement cessé de commenter cela.

Aussi, Sergueï Lavrov, lors des négociations avec le chef du département d’État américain, a déclaré qu’ »il est temps de forcer Kiev à se conformer aux accords de Minsk ». Le chef du ministère russe des Affaires étrangères a noté que les autorités ukrainiennes, ne respectant pas ces accords, font tout elles-mêmes pour que le Donbass se détache de l’Ukraine.

Le ministre des Affaires étrangères a souligné que lors des entretiens, le secrétaire d’État américain a reconnu que la Russie déploie ses armes sur son territoire. C’est l’une des positions clés du dialogue qui a eu lieu, car les États-Unis parlent constamment du déploiement de troupes russes « aux frontières de l’Ukraine ». Sergei Lavrov a en fait fait reconnaître à Anthony Blinken le fait qu’il n’y a pas un seul traité international qui interdirait à l’armée russe de se déplacer sur son territoire ou sur le territoire d’autres pays dont les autorités ont approuvé un tel mouvement.

Pour sa part, Blinken a déclaré que le président américain Joe Biden est prêt à rencontrer personnellement Vladimir Poutine si cela peut aider à résoudre la crise.

source : https://fr.topwar.ru/191418-sergej-lavrov-inostrannye-voennye-kontingenty-nato-dolzhny-pokinut-bolgariju-i-rumyniju.htmlWashington préparerait-elle un false flag ?

par Alexandre Lemoine.

Le Centre international de renseignement stratégique (ICSI) a décrété mi-janvier en Ukraine le niveau de risque rouge (avant-dernier), ce qui signifie une extrême probabilité d’une crise et d’un grave conflit, les voyages dans ce pays ne sont pas recommandés.

L’ICSI a revu à la hausse le niveau de risque après l’échec des négociations diplomatiques entre l’Otan et la Russie. Selon le Centre, de grands affrontements militaires sont plausibles sur le territoire ukrainien d’ici deux semaines.

Pratiquement en même temps, le média polonais Mysl Polska a décrit le « plan diabolique » des États-Unis concernant la Russie, en prédisant que les « négociations (avec les États-Unis et l’Otan) n’apporteront rien ». Selon les auteurs polonais, Washington s’efforce de faire échouer les négociations sur la sécurité avec la Russie. Il souhaite ainsi entraîner la Russie dans une guerre. Sachant que Washington ne veut pas une guerre nucléaire. « Ils ont besoin d’une guerre en Ukraine et ils cherchent à y entraîner la Russie », affirment les journalistes polonais. Cette issue serait pratique pour les États-Unis, car dans ce cas les Américains ne seraient pas touchés par les activités militaires. Les Polonais notent que le « véritable plan diabolique » des États-Unis prévoit une confrontation de front entre les Ukrainiens et les Russes, qui ont des « racines religieuses, culturelles et en grande partie ethniques communes » pour qu’ils s’entretuent dans un conflit d’envergure.

Comme l’affirment les sources de l’agence Bloomberg, l’opportunité pour déclencher un conflit sanglant sur le territoire ukrainien se présentera entre la mi-janvier et fin février. À noter que fin décembre, l’administration américaine avait « furtivement » alloué au régime de Kiev une aide militaire supplémentaire de 200 millions de dollars. Cette aide inclut la mise à disposition de l’Ukraine d’armes d’infanterie, de munitions, de postes de transmissions, d’équipements médicaux et de pièces de rechange.

Mi-janvier, il a été rapporté qu’un programme secret de la CIA avait déjà appris aux Ukrainiens à « tuer des Russes ». Dans le cadre de ce programme les Américains préparent activement les militaires ukrainiens à mener des activités militaires contre la Russie. Il est rapporté que ce programme est organisé sur le territoire d’une base au sud des États-Unis et dans le Donbass. C’est ce qu’a déclaré aux médias un ancien collaborateur des renseignements américains. Selon ses informations et d’après des sources, le programme d’entraînement de combattants d’élite ukrainiens a été créé à l’époque de Barack Obama après le « Printemps criméen ». Puis il a été élargi par l’administration Trump, et encore plus par celle de Biden. Des consultants américains se rendaient dans le cadre de ce programme sur le front du Donbass pour donner des conseils aux militaires ukrainiens, leur apprendre à manipuler les armes, à se camoufler et à se repérer sur les lieux. Selon les médias, ces combattants sont appelés à jouer un rôle clé dans le conflit armé dans l’est en cas d’une « invasion de la Russie ».

Des conseillers américains travaillent ouvertement au ministère ukrainien de la Défense. Les conseillers superviseurs américains Chris Rizzo et Todd Brown travaillent à titre permanent à partir du 11 janvier 2022 à la Direction de la politique de défense du ministère ukrainien de la Défense. Leurs fonctions officielles consistent à apporter une « aide consultative dans l’application des mesures de la réforme militaire » sur la politique de défense, la gestion dans le secteur militaire et l’intégration euro-atlantique.

Une provocation sous faux drapeau pourrait marquer le point de départ d’une effusion de sang. Le Pentagone et la Maison Blanche en parlent déjà ouvertement se référant à des « renseignements dignes de confiance » en attribuant aux services secrets russes la préparation d’un « prétexte » pour envahir l’Ukraine en organisant des opérations subversives contre les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk. Selon la Maison Blanche, des spécialistes nécessaires ont déjà été formés et entraînés à manipuler des armes et des explosifs pour organiser des opérations sous faux drapeau dans le Donbass.

source:http://www.observateurcontinental.fr/Cependant, la RPD ukrainienne réactivée, un rôle à venir pour un false flag ?

Ainsi, le 19 janvier 2022, le porte-parole de la milice populaire de la RPD, Édouard Bassourine a déclaré que les services de renseignement de la République avaient obtenu des informations fiables sur la préparation par l’armée ukrainienne d’actes de sabotages, dont Kiev veut faire porter la responsabilité à la milice populaire et à la Russie.

« Les services de renseignement de la milice populaire de la RPD ont obtenu des informations fiables sur la préparation, par le commandement des forces armées ukrainiennes dans la zone d’opération, d’actes de sabotage sur le territoire des républiques populaires près de la ligne de contact. Le major général Galagane, commandant des forces d’opérations spéciales des FAU (Forces Armées Ukrainiennes), a donné des instructions au 8e régiment des forces spéciales pour préparer et exécuter ces actes de sabotage », a déclaré Édouard Bassourine.

D’après les informations recueillies par les services de renseignement de la RPD, ces actes de sabotage viseraient des infrastructures civiles vitales (en violation de la Convention de Genève).

« Les infrastructures vitales de Gorlovka, Yassinovataya, Donetsk, Dokoutchayevsk et d’autres localités situées à proximité immédiate de la ligne de contact seraient visées. Les transformateurs, les conduites d’eau et de gaz et les lignes électriques ont été identifiés comme des cibles prioritaires. Il est également prévu de mener un certain nombre d’attaques terroristes contre des sites industriels comportant des installations de production de produits chimiques dangereux », a ajouté le porte-parole de la milice populaire de la RPD.

Le but ultime de ces actes de sabotage serait d’en faire porter la responsabilité à la milice populaire de la RPD et à la fédération de Russie, grâce à des vidéos montrant les dits sabotages, ainsi que de pseudo aveux de « déserteurs de la RPD ».

« Il est prévu que ces actions soient menées sous l’apparence de soldats de la milice populaire de la RPD et des forces d’opérations spéciales des forces armées de la fédération de Russie. Toutes les actions des saboteurs ukrainiens seront enregistrées sur vidéo et présentées ensuite comme preuves aux organisations internationales. Afin de mettre en œuvre le scénario ci-dessus, six groupes de sabotage ont été formés au sein du 8e régiment d’opérations spéciales des FAU. Ils ont été formés par des spécialistes britanniques.

Après le sabotage, les forces d’information et d’opérations psychologiques distribueront des vidéos des interrogatoires de « soldats de la milice populaire » qui auraient prétendument fait défection en Ukraine, et qui confirmeront la participation des forces d’opérations spéciales russes à des actes terroristes sur les territoires des républiques. Les principaux objectifs de ces provocations sont d’accuser la fédération de Russie de créer des prétextes pour déclencher une agression contre l’Ukraine, de déstabiliser la situation sur la ligne de contact et de créer la panique parmi les résidents des localités proches de la ligne de front. Les dirigeants politiques ukrainiens s’en serviront pour accuser ensuite la Russie d’actions agressives contre l’Ukraine », a conclu Édouard Bassourine.

La milice populaire de la RPD a renforcé la protection des infrastructures les plus importantes et demandé aux citoyens de la République d’être vigilants, et aux organisations internationales de prêter attention aux actions criminelles de l’Ukraine.

Et deux jours plus tard, alors qu’avait lieu la rencontre entre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le Secrétaire d’État américain, Antony Blinken à Genève, afin de discuter des demandes de la Russie en matière de garanties de sécurité, la milice populaire de la RPD a détaillé les préparatifs de l’armée ukrainienne que les services de renseignement de la République ont détectés.

D’après Édouard Bassourine, des préparatifs de l’armée ukrainienne ont lieu dans l’optique de relancer le conflit dans le Donbass. Voici la liste des éléments découverts par les services de renseignement de la RPD :
– Six systèmes de lance-roquettes multiples Smerch (munition de 300 mm) et deux systèmes de lance-roquettes multiples Ouragan (munition de 220 mm) dotés de munitions à fragmentation ont été déchargés en gare de Krasnoarmeïsk.
– Au cours des deux dernières semaines des unités du bataillon néo-nazi Secteur Droit et des snipers du 74e bataillon de reconnaissance et de l’unité Alpha du SBU ont été déployées sur la ligne de front dans les zones de Choumy, Maryinka, Taramtchouk et Tchermalyk. Des drones ennemis ont aussi mené de nombreuses missions de reconnaissance le long de la ligne de front.
– Les dépôts d’artillerie de la zone du Donbass sous contrôle de Kiev sont activement réapprovisionnés en munitions.
– Une formation renforcée des unités NBC de l’armée ukrainienne a lieu sur le champ de tir d’Anadol, à la base de la 25e brigade des FAU. Cette information fait craindre un risque de provocations de la part de l’armée ukrainienne, avec les produits chimiques qui ont été livrés fin 2021 à Avdeyevka et Krasny Liman.
– Récemment les pays de l’OTAN ont activement envoyé des armes et équipements militaires en Ukraine. En quelques jours, neuf avions C-17 sont ainsi arrivés du Royaume-Uni, et ont livré plus de 460 tonnes d’armes létales, dont environ 1 000 lance-grenades antichars NLAW. Et contrairement aux affirmation des pays de l’OTAN qui ont déclaré à plusieurs reprises que toutes les armes fournies à l’Ukraine n’étaient pas destinées à être utilisées dans le Donbass, les services de renseignement de la RPD ont reçu des informations fiables sur l’arrivée d’un important lot de lance-grenades antichars NLAW dans la zone de conflit, destinés à équiper les groupes d’assaut des 25e et 95e brigades aéroportées des FAU, et les bataillons néo-nazis, lorsqu’ils attaqueront des localités de la RPD et de la RPL, pour s’en emparer. Ces unités ont été formées à l’utilisation de ces lance-grenades par des instructeurs militaires britanniques.

Carte montrant les armements, unités et produits chimiques repérés par les services de renseignement de la RPD

Il faut y rajouter le fait que les États-Unis ont finalement décidé de fournir trois hélicoptères Mi-17 à l’Ukraine (qui étaient sûrement initialement destinés à l’Afghanistan), et de fournir une aide militaire additionnelle à Kiev.

Mis bout à bout ces informations, ainsi que la nouvelle temporisation des États-Unis, qui ont finalement annoncé que la version écrite de leur position et de leurs justifications concernant les demandes de garantie de sécurité formulées par la Russie ne serait pas fournie cette semaine, comme cela était prévu, mais la semaine prochaine, semblent indiquer que Washington essaye de gagner du temps pendant que Kiev se prépare à aggraver la situation dans le Donbass, malgré les avertissements de Moscou.

Christelle Néant

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