Perdition Idéologiques -Le grand écart de la vérité, du concept aux médias. Réflexions sur le reflet

Yana Grinshpun

par Liliane Messika

Lorsque la méchante reine des frères Grimm demande à son miroir « qui est la plus belle en ce royaume », la glace ne ment pas et répond « Blanche-Neige ».

Les médias, qui sont la version moderne du « Mirouâr, mon beau Mirouâr », n’ont pas cette franchise. Ils ne réfléchissent qu’à la compatibilité de leur récit avec leur dogme et renvoient une image conforme à ce dernier, même si la doxa est en contradiction avec les faits.

Réfléchir ne consiste plus à refléter une image réelle. La réflexion est plus proche d’une résonance avec les dogmes en vogue que du raisonnement. La première victime de ce reniement de l’intelligence est la vérité.

L’image dans le miroir est inversée : la main droite de qui s’y mire apparaît à sa gauche. De même, aujourd’hui, l’extrême gauche se confond avec l’extrême-droite, aussi bien au plan des postures que des intentions de vote[1].

La gauche, dont les valeurs se disent « progressisme, générosité et ouverture », est celle qui refuse le moindre débat, usant des moyens les plus autoritaires pour que toute parole non orthodoxe soit interdite et/ou délégitimée. Elle est celle qui a abattu l’ascenseur social, préférant la médiocrité de tous à l’excellence de quelques-uns. Elle est celle qui a transformé « mérite », « succès » et « sélection » en crimes inexpiables. La droite, qui se revendique du droit et de l’ordre, de l’autorité et de la hiérarchie, a abandonné son identité et elle communique avec les éléments de langage mis au point par les néo-marxistes.

Les faits ? Données non pertinentes pour les nouveaux « scientifiques »

Les sciences dures s’appuient sur les expériences réitérables et sur les calculs, alors que les sciences dites sociales, telles qu’elles se conçoivent aujourd’hui, amollissent la réflexion en éliminant tout débat d’idées. Le nouveau dogme amalgame, en une singularité unique, le ressentiment de tous ceux qui se prétendent victimes d’ostracisme : les bruns, les Noirs, les gauchers, les gros, les indécis du sexe, les susceptibles sémantiques, les antidarwinistes, les loueurs d’utérus (opposés, par ailleurs, à l’assujettissement des femmes par la prostitution) et tous leurs alliés objectifs, qui partagent une haine incompressible de l’objectivité. Les chercheurs universitaires en sociologie n’étudient que la victimitude, et ils y trouvent notoriété et pouvoir médiatique.

Curieusement, une catégorie d’humains, dont l’Histoire les classe d’office dans le club des victimes, en est écartée d’office, par des reproches multiples, parfois contradictoires, mais toujours unanimes.

Les Juifs (vous aviez deviné ?) sont en effet catégorisés oppresseurs, bien que plus de la moitié des actes racistes soient dirigés contre eux, dans notre pays, dont ils constituent moins de 1% de la population[2].

La situation est identique dans la plupart des pays européens[3] et aux États-Unis[4].

Avec le même  mépris pour les faits et la réalité, les anti-juifs ou anti-État-juif voient des suprématistes blancs dans leurs boucs émissaires, même si plus de la moitié des citoyens de l’État-nation hébreu sont bruns ou noirs[5], même si 20% des citoyens israéliens ne sont pas juifs, alors que la plupart des pays musulmans sont Judenrein.

En Média dans le texte, « tyrannie arabe » se dit « démocratie »

Israël est un îlot de démocratie dans un océan de dictatures musulmanes plus ou moins brutales. Les tyrans obtiennent des scores staliniens, quand ils font semblant d’organiser des élections, ce qui est  rare.

Au nord-est d’Israël, en mai 2021, la Syrie a réélu pour un quatrième mandat de 7 ans, Bachar el-Assad, alias « le boucher de Damas », dont la guerre civile a fait, en dix ans, 384 000 morts, dont plus de 116 000 civils[6].

Plein nord, le Liban en ruines est frappé par une grave crise économique : « Le pays est confronté à une explosion du chômage et une paupérisation à grande échelle, 55% de la population vivant aujourd’hui sous le seuil de la pauvreté, s’accompagnant ces dernières semaines de graves pénuries de carburant.[7]» Dixit la voix de la France, qui admet la nécessité de colis alimentaires pour nourrir les habitants d’un pays autrefois multi-ethnique, pacifique et florissant, mais qui oublie que les milices du Hezbollah stockent, comme à Gaza, leurs arsenaux au milieu des civils, utilisés comme boucliers humains. Hezbollah au Liban, Hamas à Gaza, mêmes méthodes, même combat. D’où l’explosion au port de Beyrouth en août 2020.

L’Iran n’est ni arabe ni mitoyen d’Israël, mais cela ne le freine pas dans son ambition d’éliminer les Juifs de la surface de la Terre, afin de « mériter » de prendre la tête d’un nouveau califat. La récente élection présidentielle iranienne (18 juin 2021), avait pour principal objectif de libérer la pression populaire, sans impact sur la politique. En effet, la présidence iranienne est un faible maillon d’une structure politique tout aussi démunie, dans laquelle le majles (parlement) n’a aucune influence. « Le véritable pouvoir en Iran, ce sont les élites militaires non élues, autoritaires, religieuses et fascistes qui, depuis des décennies, ont figé l’idéologie révolutionnaire et théocratique de la révolution islamique de 1979.[8] » Si l’on peut être surpris du résultat, qui a vu le chouchou du guide suprême, l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi, élu au premier tour, c’est uniquement sur son score. Il n’a obtenu que 62% des voix. Quel que soit le tenant du titre de Président, les élites militaires et religieuses, qui dirigent de facto le pays, ne cachent pas leur objectif : obtenir une bombe atomique qui leur permettra de réaliser leur ambition génocidaire.

À l’est de l’État juif, la Jordanie (installée par les Britanniques, en 1922, sur 80% du territoire alloué par la SDN au Foyer national juif) s’est dotée d’un système politique dans lequel le roi dispose de pouvoirs législatifs et exécutifs étendus. Contrairement à la reine d’Angleterre, le souverain hachémite règne et gouverne.

Outre la Jordanie, deux autres États palestiniens existent de facto : n° 2, la Cisjordanie (conquise par Israël en 1967 sur le n°1) et n°3, la Bande de Gaza (prise, à la même date, à l’Égypte, qui a refusé de la récupérer lors de la signature de la paix, en 1979). Dans la première, règne sans discontinuer Mahmoud Abbas, élu Président en 2005 pour quatre ans. Dans la seconde, le Hamas, acronyme en V.O de ‘Parti d’Allah’, a conquis le pouvoir par un coup d’État, en 2007, contre Abbas et son parti, l’OLP.

57 États musulmans, un seul État juif, mais quel État !

Israël représente 0,1% de la population mondiale, mais il est difficile de le croire, quand on voit dans quel état de rage meurtrière il mettait, jusqu’aux Accords d’Abraham signés en 2020, le 1,6 milliard de musulmans, soit plus de 20% des Terriens.

Au Moyen-Orient, les frontières de tous les pays ont été dessinées par les colonisateurs anglais et français, en 1923, après qu’ils aient vaincu l’impérialiste turc et pris la place qu’il avait conservée depuis 1299. Nonobstant la situation misérable des peuples arabes de la région et les conflits incessants qui les opposent, les humanistes internationaux n’ont créé qu’un seul BDS, et il ne s’intéresse pas à eux : « Boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël. »

Il n’existe de même, sur les 193 États membres de l’ONU, qu’un seul pays contre qui les Nations s’unissent dans trois commissions spécifiques : le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et la Division des droits des Palestiniens au Département des affaires politiques. L’État juif est aussi le seul à qui l’ONU consacre un programme annuel et permanent : le point 7 de l’ordre du jour du Conseil des Droits de l’Homme (au sein duquel siègent l’Iran, la Libye et d’autres démocrates du même tonneau). Enfin, il est le seul pays, qui après avoir remporté toutes les guerres défensives contre ses agresseurs, voit ses adversaires vaincus exiger de dicter les termes de la paix.

Un parti arabe au gouvernement israélien, une Naqba pour BDS !

Israël souffre d’un excès de démocratie, conséquence de son système fondé sur la proportionnalité totale : lorsque les grands partis arrivent dans un mouchoir, ce sont les tout petits groupes, insignifiants en terme de nombre d’adhérents, qui doivent être séduits par l’un des vainqueurs pour lui permettre de constituer un gouvernement.

Pas d’élections en Palestine depuis 16 ans, 4 scrutins en deux ans dans l’État juif… Le 13 juin 2021, c’est finalement le 36ème gouvernement qui a prêté serment devant la Knesset. Ses membres sont issus de huit partis, dont, pour la première fois dans l’histoire du pays, un parti arabe islamiste : Ra’am, dirigé par Mansour Abbas, nommé Ministre délégué pour les Affaires arabes.

Parions que cela n’empêchera aucun BDS ou autre anti-Juif d’accuser Israël d’apartheid, tout comme le fait que la population palestinienne ait été multipliée par 7 sous l’occupation israélienne ne les a pas détournés de leur habitude de l’accuser de génocide.

Le Parti arabe israélien Ra’am est intéressé au bien-être de ses électeurs.  Cela ne fait pas l’affaire des « humanistes » de tous les pays, qui se consacrent « aux Palestiniens ». « En février 2021, Mansour Abbas avait expliqué que la pauvreté et le manque de développement des populations arabes en Israël ‘’n’étaient pas le résultat de la discrimination sociale ni de la politique d’implantation de familles juives en zone C de Cisjordanie’’ (sous contrôle israélien en vertu des accords israélo palestinien de paix). ‘’La violence et le crime organisé’’ qui n’ont rien à voir avec des (supposées) ‘’inégalités sociales’’, ou  ‘’le racisme israélien’’ (imaginaire).[9] »

De quoi il se mêle, ce type, à vouloir vivre debout avec les Juifs, au lieu de mourir à genoux avec le Hamas, pour que les militants pro-palestiniens se sentent exister ?

Il existe une réalité virtuelle, pourquoi pas une vérité imaginaire ?

« Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances », remarquait Marcel Proust. Un problème insoluble se dévoile, un siècle plus tard, dans les démocraties, où les élites qui décident des orientations du pays sont élues par des électeurs informés par des médias, pour qui leurs croyances font office de faits.

La démocratie respecte la liberté de penser et de croire, aussi chacun a-t-il le loisir d’interpréter les faits pour en induire sa vérité. Mais lorsque les intermédiaires entre la réalité et les hommes ne laissent passer que les faits qui les arrangent et arrangent les autres pour qu’ils correspondent à leurs idées préconçues, la démocratie disparaît.

Cela passe par un certain nombre de méthodes, dont celle mise au point aussi bien par les nazis que par le KGB, utilise le vocabulaire comme arme offensive.

Dans la France post-mitterrandienne, il suffisait, au XXe siècle, de rapprocher la droite ou l’extrême-droite d’une opinion ou d’une personne pour anéantir la première et disqualifier, voire délégitimer la seconde. Au XXIe siècle, la cancel culture bat son plein, qui établit la vérité et la réalité d’un fait par la personne qui en fait état. Si c’est un blanc hétérosexuel, le fait est un faux. Si c’est un « racisé » (non blanc, non juif) homo ou transsexuel, sa vérité révélée ne peut être mise en doute.

1984 a fait trembler les lecteurs, 2021 terrorisera les penseurs

Le casting irrévocable des médias a institué les Juifs coupables par défauts (au singulier et au pluriel) et sanctifié les Palestiniens. C’est à l’aune de cet unique critère qu’est élaboré le narratif médiatique.

Le Monde et Libération sont les hérauts les plus extrémistes de cette stratégie, aussi peut-on prendre chez l’un et chez l’autre, n’importe quel article pour retrouver le même canevas.

Exemple. Lorsque les Israéliens défilent, chaque année, pour commémorer leur retour à Jérusalem, après 2000 ans de prières non exaucées, c’est comparable aux Français fêtant la Libération de Paris. Mais Libé traduit cela par « Une marche de l’extrême-droite »« organisée mardi 15 juin par des militants juifs nationalistes et d’extrême droite », pour célébrer « la ‘’réunification’’ de la ville en 1967 ». Réunification en italique et entre guillemets, pour marquer à quel point cette prétention est fausse, alors qu’il s’agit en réalité « pour les Palestiniens, de la conquête et l’annexion de Jérusalem-Est » (sans italique ni guillemets cette fois-ci puisque c’est la vérité de Libé). La scène se passe à Jérusalem, qui avait été « le théâtre de violentes manifestations contre la colonisation israélienne » (sans guillemets pour la colonisation).

Pour évoquer le Mont du Temple (premier et plus important lieu saint juif depuis 950 avant J-C et portant ce nom jusqu’à 1967 de notre ère), le quotidien de Mai 68 n’y voit que le « secteur palestinien de Jérusalem et notamment de l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam.[10] »

Et la vérité dans tout ça ?

 « Vérité : connaissance conforme au réel ; son expression (opposé à erreur, à ignorance ou à mensonge).[11]» La vérité sur le Mont du Temple, est assez facile à établir grâce aux écrits innombrables des siècles passés (notamment la Bible et le Nouveau Testament) et en s’aidant des vestiges archéologiques, qui remplissent des musées entiers dans la plupart des pays non musulmans de la planète.

Il a existé un Temple juif à Jérusalem, construit pour abriter l’Arche d’alliance, puis détruit par les armées de Nabuchodonosor en 586 avant J-C. Sa reconstruction a débuté cinquante ans plus tard et s’est terminée en 515 avant J.-C. Il a ensuite été complété et étendu par Hérode le Grand vers 20 avant J.-C. 

Ce deuxième Temple a été détruit par Titus en 70 de notre ère et ses seules traces, aujourd’hui, sont le mur ouest de soutènement de l’esplanade d’Hérode et les restes des arches qui y menaient.

L’islam date du VIIe siècle après J-C et Jérusalem, qui n’est pas nommé une seule fois dans le Coran, en est considéré comme le troisième lieu saint. À quel titre ? Parce que Mahomet a rêvé qu’il s’envolait au ciel depuis « la mosquée lointaine ». Ce terme fut tardivement attribué à Jérusalem. Mais à l’époque de Mahomet, qui mourut en  632 après J-C, Jérusalem était une ville chrétienne du royaume byzantin. Elle ne fut conquise que six ans plus tard par le calife Omar. Jusque-là, il n’y avait  que des églises dans la ville et, sur le Mont du Temple, celle de Sainte Marie, un édifice byzantin. Vers l’an 711, soit 80 ans après la mort de Mahomet, l’église fut transformée en  mosquée et appelée al-Aqsa[12].

Vous avez dit cohérence ? Pourquoi faire ? Et quid de la vérité ?

La réalité dévoile parfois la vérité

La « guerre des onze jours » de mai 2021 a commencé avec les représailles israéliennes consécutives au bombardement des villes et des civils juifs par les missiles iraniens, lancés par le Hamas depuis Gaza : 5470 missiles en tout.

Pour en rendre compte, la majorité des médias occidentaux a adopté le narratif palestinien, ignorant la cause des représailles et prétendant voir une agression dans ce qui était la réaction à une agression.

La stratégie du Hamas n’a jamais été de gagner militairement contre un adversaire mieux armé, mais de paralyser celui-ci en incitant les opinions publiques à exiger de leurs élus qu’ils le sanctionnent. Pour parvenir à ce résultat, les milices du Hamas ont l’habitude de se cacher au milieu des civils pour lancer leurs missiles, dans l’objectif qu’un maximum de leurs boucliers humains, si possible des enfants, soient tués, ce qui conforterait leur propagande.

Hélas, il est rapidement apparu, cette fois-ci, que peu ou pas d’enfants ont succombé aux tirs trop précis des artilleurs juifs.

Hélas deux fois hélas, il a été impossible de cacher que la plupart, voire toutes les victimes civiles gazaouies avaient été touchées par des roquettes palestiniennes tombées du mauvais côté de la barrière de sécurité[13].

On ne peut pas accuser les médias palestinolâtres de cet échec de la propagande, car ils ont vaillamment récité leur credo et l’ont largement diffusé en tablant sur la pédagogie de la répétition.

La vérité comme arme de destruction carriériste

Matthias Schmale, directeur de l’Unrwa[14] à Gaza, était manifestement une erreur de casting car, interviewé sur l’opération « Gardien des murailles » par une chaîne israélienne, il a répondu la vérité : « J’ai l’impression qu’il y a une énorme sophistication dans la façon dont l’armée israélienne a frappé pendant ces 11 jours, ils n’ont pas touché, à quelques exceptions près, des cibles civiles. » Ajoutant l’insulte à l’injure, il a également absout Israël des crimes dont BDS et consorts font leur pain quotidien : « Pendant les 11 jours de guerre, nous n’avons pas manqué de nourriture, d’eau ou de fournitures, ce qui aurait été le cas si le passage de Kerem Shalom et la frontière étaient restés fermés. Donc, de mon point de vue, il n’y aura pas de pénurie aiguë ou grave de fournitures médicales, de nourriture ou d’eau, tant que cela continue à entrer.[15] »

Dans une déclaration commune, le Réseau des ONG palestiniennes et le Conseil des organisations palestiniennes des droits de l’homme ont déclaré que ces « commentaires trompeurs et dangereux » ignoraient complètement les crimes commis lors de la dernière offensive israélienne contre les civils palestiniens. « Nous sommes consternés par les propos tenus par le directeur de l’Unrwa. Il s’agit d’une distorsion grave de la vérité au service de la partie israélienne et une tentative de laver l’occupant israélien de l’assassinat de 254 Palestiniens (…) La mission principale de M. Schmale comme directeur de l’Unrwa et d’aider et soutenir les réfugiés palestiniens et pas de se porter à la défense de qui commet des crimes à la face du monde entier. Nous demandons donc que l’Unrwa présente des excuses aux Palestiniens pour ces informations tronquées.[16]»

Matthias Schmale et son adjoint, David de Bold, ont été obligés de quitter la Bande de Gaza en toute hâte et ils y ont été déclarés personæ non gratæ. Le porte-parole de l’Unrwa a annoncé que le directeur « est parti en congé longue durée » et qu’un nouveau directeur sera nommé entre temps. Pour limiter les dégâts de cette vérité inopinément révélée, la commissaire adjointe de l’UNRWA, Lenny Steinseth, et Yahya Al-Sinwar, chef du Hamas dans la bande de Gaza, se sont rencontrés. D’après le groupe terroriste, « Lenny Steinseth, a affirmé comprendre la forte colère de tout le peuple palestinien et a affirmé sa solidarité. Elle a présenté ses condoléances à tout le peuple palestinien au nom de l’Agence, pour ce qu’ils ont perdu dans cette dernière agression israélienne. Elle a admis que les déclarations de Schmale à la chaîne israélienne sont indéfendables. Elle a également remercié le chef du mouvement Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Al-Sinwar, pour son attitude positive et son désir de poursuivre la coopération afin de faciliter le travail de l’Agence dans la bande de Gaza, en particulier dans ces circonstances difficiles et complexes.[17]»

La vérité ne peut pas toujours être cachée sous le tapis

Mais on peut la vêtir de jolis déguisements. C’est ce qu’a fait l’Unrwa un an avant l’opération Gardien des murailles, pour dissimuler son alliance objective avec le groupe terroriste : « Le 21 avril 2020, au cours de l’inspection régulière de ses locaux, l’UNRWA a découvert une grenade à main et une veste militaire cachées dans une école vacante de la bande de Gaza. Dès que les objets ont été découverts, ils ont été retirés et l’UNRWA a informé les autorités à Gaza et en Israël. L’UNRWA condamne fermement et sans équivoque l’individu ou le groupe responsable de cette violation flagrante de l’inviolabilité de ses locaux en vertu du droit international et appelle les autorités de facto de la bande de Gaza à veiller à ce que cette inviolabilité soit respectée et maintenue.[18] »

Euh, « les autorités de facto à Gaza » ? Qu’en termes délicatement absents ces choses-là sont évoquées ! Les Israéliens ont quitté la Bande en 2005, laissant le bébé à l’Autorité palestinienne, qui s’est fait évincer en 2007 par le coup d’État du Hamas. À quoi bon avertir Israël et l’A.P., que les Accords d’Oslo, encore officiellement en vigueur, rendent encore responsables, le premier du volet militaire et la seconde du volet administratif, mais qui sont, l’un et l’autre, interdits de séjour ?

En réalité, ce communiqué de presse est quasiment un copié-collé d’un autre, publié en 2014 par la même Unrwa : « Le 22 juillet 2014, au cours de l’inspection régulière de ses locaux, l’UNRWA a découvert des roquettes cachées dans une école inoccupée de la bande de Gaza. Dès que les roquettes ont été découvertes, le personnel de l’UNRWA a été retiré des locaux, et nous ne sommes donc pas en mesure de confirmer le nombre précis de roquettes. L’école est située entre deux autres écoles de l’UNRWA qui accueillent actuellement chacune 1 500 personnes déplacées. L’UNRWA condamne fermement et sans équivoque le ou les groupes responsables de cette violation flagrante de l’inviolabilité de ses locaux en vertu du droit international. L’Office a immédiatement informé les parties concernées … et va lancer une enquête approfondie sur les circonstances de cet incident.[19]»

Le Secrétaire général de l’ONU avait été jusqu’à publier un résumé du rapport du Comité d’enquête, le 27 avril 2015 (S/2015/286). On pouvait y lire que « les articles trouvés n’étaient pas des roquettes ; le Conseil a conclu qu’il était très probable qu’un groupe armé palestinien ait pu utiliser les locaux pour cacher des armes, mais n’a pas pu confirmer avec certitude quel type d’arme aurait pu être caché dans l’école. »

On a trouvé des roquettes, mais ce n’était pas des roquettes. On imagine un groupe armé, mais on ne sait pas que rien, dans la Bande de Gaza, ne se passe sans l’aval du Hamas.

Il y a peu de chances que l’enquête de 2021 donne de meilleurs résultats que celles de 2020 et de 2014, car les enquêteurs semblent même ignorer que le Hamas utilise depuis si longtemps les bâtiments civils pour y entreposer des armes et les civils eux-mêmes comme boucliers humains, que Tsahal a mis au point des procédures spéciales pour avertir les seconds avant de bombarder les premiers.

La vérité ne s’use que si l’on ne s’en sert pas

La vérité n’est pas une pile Wonder (Merveille en français)[20]. Les deux ont pourtant un point commun : la vérité est aussi insaisissable que l’électricité. Elle fonctionnent de façon invisible et peuvent, lorsqu’on les utilise mal, engendrer des catastrophes.

On a tendance parfois à considérer que la vérité se réduit à ce qui est conforme à la réalité. Cette condition est nécessaire, mais pas suffisante. Ainsi, « la Terre est ronde » ne devrait pas souffrir de contradiction. Pourtant, nombreux sont encore les humains qui en doutent, parce qu’ils ont délégué à autrui le soin de définir le vrai et que cet autrui l’a fixé de façon inamovible au VIIe siècle, à une époque où le consensus voulait que la Terre fût plate et que le soleil en fît le tour.

Eppure, si muove ! Et pourtant, elle tourne !

La vérité est une réalité intangible : la Terre a toujours été ronde et elle a toujours tourné. Pourtant, les connaissances et les conceptions en usage dans un cadre culturel et historique donné n’ont pas toujours permis de la reconnaître comme telle.

L’idéal de vérité n’est donc pas systématiquement atteint par les connaissances d’une période : ce qui était tenu pour vrai en un temps et un lieu précis, ne l’est plus, face à de nouvelles découvertes.

Cependant, les médias n’emploient ni des historiens, chargés d’étudier les tenants et les aboutissants d’une réalité passée, ni des futurologues, missionnés pour extrapoler les différents avenirs possibles à partir des tendances du présent. Les journalistes, eux, ont pour mission d’informer leurs contemporains sur les faits dont ils sont témoins. Au lieu de quoi, leur clergé a endossé l’armure des missionnaires du politiquement correct et il se charge de convertir la race humaine à son dogme.

Les musulmans prient Allah, les autres croient aux diables

Dans notre monde surréaliste, la sœur d’un multirécidiviste français, mort d’une crise cardiaque lors de son arrestation, peut symboliser la révolution en Une des magazines de news américains et le faste français en tant qu’égérie de Louboutin, dans les féminins hexagonaux. Ce mélange des genres (!) rend aussi difficile de définir le concept de « diable » que celui de vérité.

Assa Traoré cultive la victimitude misérabiliste et s’enrichit par le luxe[21]. Les monarchies richissimes pétrolières, parce qu’elles sont arabes, sont assimilées au « Sud » symbolisant la pauvreté. Ces deux vérités sont dérangeantes, mais la raison ne saurait contester.

Le point Godwin est devenu ringard. Le mal absolu n’a plus besoin d’avoir un génocide à son actif pour être évoqué : il lui suffit de ne pas vénérer les victimes à la mode.

{NDLR : Excepté Assa Traoré, les victimes à la mode ne sont pas des victimes DE la mode…}

La qualification « de droite » suffit à rendre quiconque infréquentable. État de droit remplacé par discrimination positive, minorités visant à renverser le peuple, altermondialistes d’hier aujourd’hui Zadistes défendant leur lopin, pourfendeurs des religions militant pour le droit au blasphème… Les résistants sont appelés collabos, David est acculé par des hordes de Goliath et ceux qui avouent préférer le bien au mal sont traités de fascistes. Les idées ont disparu au profit des slogans. Les nouvelles figures du mal s’appellent Nation et Autorité, Netanyahou et Trump.

La vérité sort de la bouche des enfants et des proverbes populaires. « La vérité d’un menteur est encore un mensonge. » (proverbe libyen) « Un mensonge qui fait l’affaire vaut mieux qu’une vérité qui l’embrouille. » (proverbe persan) « Jeune, on apprend à parler ; vieux, on apprend à se taire. » (proverbe juif).

Tu ne seras surtout pas un homme, ma fille

Au début du troisième millénaire, être un homme au sens de Rudyard Kipling est un sens interdit :

« Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre / Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour / Pourtant lutter et te défendre », Tu es alors Tsahal, face aux terroristes qui aiment la mort plus que tu aimes la vie.
« Si tu peux supporter d’entendre tes paroles / Travesties par des gueux pour exciter des sots / Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles / Sans mentir toi-même d’un mot » / Alors tu seras exécuté au tribunal de Twitter / Et traité de Fake news / Car la vérité blesse les Youtubeurs qui se croient rois / Et qui font des médias leurs esclaves soumis.

La vérité ? Un concept obsolète. Seul compte celui qui parle, pas ce qu’il dit.

Quand Netanyahou expose les photos des centrifugeuses atomiques iraniennes à la tribune de l’ONU, il est un va-t’en-guerre. Quand les ayatollah expliquent comment leur arme nucléaire voyagera grâce à leurs missiles longue portée, ils sont de légitimes partenaires de paix.

Quand Trump donne l’heure, il ment. Quand Biden dit que l’eau ne mouille pas, on admire sa sagesse.

Cancel culture, bras armé de la désinformation

Les moins de vingt mois ne connaissent pas Trump et ne se rappellent donc pas les gorges chaudes des élites mondiales, lorsqu’il a insinué que le Sars-CoV-2 pouvait provenir du laboratoire de Wuhan. Ils n’auront donc pas à dissimuler leur hilarité en apprenant que Biden, qui avait ri le premier, a commandé une enquête sur cette hypothèse, probablement convaincu par l’OMS, maintenant que son tropisme sinophile ne l’aveugle plus…

Trump était l’ennemi de tous les gentils. La preuve, les médias français le qualifiaient plus souvent de « milliardaire » que de Président des États-Unis. Parmi les gentils qui combattaient courageusement contre lui, les chevaliers Facebook et Twitter volaient en escadrille, supprimant non seulement les comptes du Grand Méchant Trump, mais également les messages de tous ceux qui évoquaient ses théories délirantes. Comme Biden dit maintenant la même chose que Trump et qu’il a toujours raison, ils font volte-face.

« À la lumière des enquêtes en cours sur l’origine du Covid-19, et après consultation avec des experts en santé publique, nous ne supprimerons plus de nos applications l’allégation selon laquelle le COVID-19 est fabriqué par l’homme[22] », a déclaré un porte-parole de Facebook. Il n’a pas précisé s’il va remettre en service les comptes de l’ex-Président, qui avaient été suspendus pendant la campagne électorale[23].

Il n’existe pas de CSA aux États-Unis, pour assurer l’égalité des candidats devant l’accès aux médias, mais ne doutons pas que, s’il en avait eu l’occasion, notre conseil supérieur de l’audiovisuel à nous aurait estimé que l’émotion de bien faire peut dépasser les règles juridiques. Surtout qu’il est plus efficace d’empêcher un candidat indésirable d’y avoir accès que de le faire virer de I-télé…

La vérité réside dans le locuteur

Une fois qu’on a intégré ce principe essentiel, ne rien comprendre à un conflit, au motif que « c’est de l’hébreu » ou que « pour moi c’est du chinois » n’est plus une excuse valable. Si c’est en hébreu, c’est faux. Si c’est en chinois, c’était vrai, mais maintenant c’est faux. Et si c’est Trump qui dénonce un fake, c’est çui qui l’dit qui y est.

Un média américain plus audacieux que les autres a pourtant diffusé, le 13 juin 2021, un article affirmant que « Moins d’un an après que l’ancien président Donald Trump eut quitté ses fonctions, il s’avère que nombre de récits diffusés par les grands médias et les politiciens se sont avérés être exactement ce que Trump avait dit qu’ils étaient : des “fake news”.[24] » Et de détailler huit fake news qui ont été prouvées faussement fake. Donc vraies !

Qu’on ne s’inquiète pas de cette irruption de la vérité dans les chaumières : The Daily Caller n’est pas un média international et l’info ne sera jamais traduite ni relayée chez nous.

De la même façon, les Accords d’Abraham, qui représentent un tournant radical et inespéré des relations moyen-orientales, ont été reçus en France avec les mêmes pincettes que chez les démocrates d’outre-Atlantique. Pourtant, touché par un éclair de lucidité inespéré, le nouveau locataire de la Maison-Blanche a maintenant décidé d’élargir ces Accords, qu’il avait ostensiblement boudés, il y a un an.

S’il en avait été à l’origine, les médias l’auraient certainement proposé au Comité Nobel. Mais la vérité, c’est le 44ème Président des USA qui a reçu le Nobel de la paix à son arrivée, pour laisser, huit ans plus tard, un bilan plus guerrier que tous ses prédécesseurs. La vérité, c’est que nul n’a imaginé de rapport de cause à effet entre les quatre traités de paix que le 45ème a fait signer et le Nobel éponyme.

C’est l’auteur qui compte, pas ce qu’il fait, on vous dit !

Ne jetons pas la pierre aux fils de l’oncle Sam, il se passe la même chose chez nous.

Pendant des années, Mélenchon a soutenu les pires fascistes islamistes et antisémites, tout en conservant l’estime de l’Establishment : la vérité de notre inconscient collectif confondait « de gauche » et « gentil. » Les gens de gauche ne pouvaient pas être du côté des méchants.

L’Histoire, elle, détient les preuves de la vérité. Elle montre que les plus méchants de « nos heures les plus sombres » avaient siégé sur les gradins de gauche de l’Assemblée nationale : les Accords de Munich ont été votés en 1938 par le gouvernement Daladier, à majorité Parti républicain radical et radical-socialiste. Georges Montandon, sur l’œuvre duquel fut construite l’exposition « Le juif et la France », en 1941, écrivait dans l’Humanité. Avant de devenir ministre sous Vichy, Marcel Déat avait été député SFIO, puis avait fondé deux partis socialistes, dont le Rassemblement  national populaire (1941), qui était pronazi. Jean ­Luchaire, dreyfusard, héritier d’Aristide Briand, est devenu ministre de l’information sous Vichy. René Bousquet fut radical socialiste avant d’être l’organisateur de la rafle du Vel d’Hiv et de conserver à jamais l’amitié de Mitterrand. Après avoir participé au cabinet de Léo Lagrange dans le gouvernement du Front populaire en 1936, Marc Augier a combattu dans la LVF et la Waffen SS. René Belin, cosignataire du Statut des juifs en 1940, avait commencé sa carrière comme dirigeant de la CGT.

Mais quand Mélenchon soutient une manif où l’on scande « Mort aux juifs », c’est pour la bonne cause, alors que quand Dorothée Moureaux, députée LR, twitte « Il est temps de mettre au pas les #musulmans qui sont les premiers à insulter les juifs. », elle est sanctionnée par sa hiérarchie. Oui, car en plus de députée elle est directrice d’école. Suspendue pour quatre mois pour le tweet qu’elle avait écrit, en tant qu’élue, après les insultes dont Alain Finkielkraut avait été victime, elle a ensuite été condamnée à un « retrait d’emploi », c’est-à-dire que de directrice titulaire, elle est devenue remplaçante nomade[25].

Cessez de nous bassiner avec la vérité des faits : seule compte notre opinion !

Dorothée Moureaux n’avait pourtant pas été plus iconoclaste que Zemmour, quand il avait déclaré que les Noirs et les Arabes (aujourd’hui on dit « racisés ») étaient majoritaires dans les prisons françaises.

Moureaux disait la vérité, l’antisémitisme est omniprésent dans le Coran. Les conséquences en avait déjà été démontrées dans le détail, en 2014, par Fondapol : « les musulmans sont deux à trois fois plus nombreux que la moyenne des Français à partager des préjugés contre les juifs.[26]»

Zemmour aussi, disait la vérité. Non seulement les faits le prouvent[27], mais les « racisés » eux-mêmes le répètent ad nauseam : « ‘L’incarcération de masse’ rime avec racialisation des dispositifs carcéraux. Aux Etats-Unis, 2,3% des Afro-américain·e·s sont incarcéré·e·s au niveau national, et iels représentent 40% de la population incarcérée contre 13 % de la population totale. En France, l’absence de statistiques ethno-raciales et l’imperméabilité médiatique et sociologique du monde carcéral font passer sous silence le caractère profondément raciste de la prison. Pourtant, nous savons que la prison vise avant tout les minorités et les catégories les plus vulnérables de la population, suivant les fractures de classe et de race[28] ».

Quand les Traoré s’en plaignent, Mélenchon[29] s’agenouille devant eux. Quand Zemmour le dit, les ministres et des pétitions nationales appellent à le bannir des médias[30].

Une image peut entraîner mille maux

Chaque conflit impliquant Israël charrie son pesant de photos d’enfants martyrs. Pas les enfants israéliens égorgés ou écrasés contre des murs, non, ça, c’est la vérité des faits, celle qui ne fait pas vendre. Les médias ne montrent que les attendrissantes petites victimes attribuables aux juifs.

Les anti-Juifs se considèrant comme le camp du bien, ils n’estiment pas nécessaire de convoquer la vérité pour délégitimer leurs ennemis ontologiques. Les enfants qu’ils exhibent ne sont pas forcément morts (comme le petit Al-Dura[31] ou comme l’enfant décédé qui fuit son linceul quand sonne une alerte[32]). Ceux qui le sont n’ont pas forcément été tués[33]. Ceux qui l’ont été se trouvent souvent dans des pays où l’on n’a jamais vu un Juif armé : Russie[34], Bahreïn[35], Guatemala[36]. Dans l’antisémitisme, c’est comme dans le cochon : tout est bon. Y compris des photos pompées sur la bande annonce d’un long métrage de fiction[37]

Plus forte est la haine du média contre l’État juif et plus mignons sont les enfants qu’il présente comme leurs victimes. Le New York Times est, à cet égard, assez créatif, réussissant à accuser Israël d’avoir tué la même petite fille deux fois, en 2017 et en 2021[38].

Picture of Palestine allegedly killed by Israel in 2017 appearing again in the New York Times saying she was killed in Gaza this month. (Twitter/Screenshot)

Conséquences ? Mohammed Merah a tué trois enfants juifs « pour venger les enfants de Gaza ». En vérité, depuis 2003, dans notre pays, treize Juifs ont été tués, pour le seul fait d’être juifs.

Certaines photos montreraient la vérité… si on les publiait

En effet, on ne verra jamais Mohammad Suleiman dans le New York Times, car la vérité qu’il dévoile va à l’encontre du dogme médiatiquement correct.

Mohammad Suleiman était un jeune Palestinien de Gaza. Il est mort en soldat. En enfant soldat, entraîné et déployé sur le terrain par le Hamas. Un clip vidéo à la gloire du Hamas le montre en train de s’entraîner au fusil mitrailleur[39].

Les mots n’ont plus de sens, c’est ennuyeux pour exprimer la vérité

Imaginons un titre : « Génocide de Jean Dupont, l’assassin risque la perpétuité ». Malgré le sérieux du sujet et la peine que l’on imagine chez les proches de la victime, le titre prête à sourire : un génocide est l’extermination d’un peuple, pas celle d’un individu.

Pourtant on a pu lire dans Le Point, le 16 juin 2021 : « Féminicide de Julie Douib : la réclusion criminelle à perpétuité requise.[40]» Si le mot « féminicide » existait, il signifierait l’extermination de toutes les femmes de la planète, à quelque peuple qu’elles appartiennent, soit près de 4 milliards d’individus.

Le XXe siècle a été riche en génocides, c’est-à-dire en exterminations (ou tentative de) : six millions de Juifs (sur 14 millions) par l’Allemagne hitlérienne, 800 000 à 1,2 million d’Arméniens chrétiens par les Turcs musulmans, 800 000 à un million de Rwandais tutsis par leurs compatriotes hutus…

L’assassinat d’une femme par son conjoint porte exactement le même nom que celui d’un homme par sa femme : c’est un homicide, c’est-à-dire le meurtre d’un humain.

Lorsque les nazis ont entrepris d’exterminer le peuple juif, ils n’ont pas épargné les femmes, que les ayatollah de la langue inclusive estiment « invisibilisées » par leur inclusion dans l’humanité globale.

Les méthodes fascistes de ces linguocides donnent à réfléchir : si Hitler avait souscrit à leur délire, il n’aurait pas vu les membres féminins du peuple juif et les aurait épargnées. Malheureusement les nazis vivaient dans la réalité, pas dans les rêves des militantes du vide. Ils ont donc tué les hommes, les femmes et les enfants. Autrement dit, un peuple.

En vérité, je vous le dis…

Quand le petit rabbin Jésus prononçait cette phrase, il y a deux mille ans, en Terre sainte, il employait le mot hébreu « EMET », dont les kabbalistes interprètent comme suit les trois lettres qui le composent : aleph (A), mêm (M) et tav (T). Aleph est la première lettre de l’alphabet et Tav la dernière. Entre les deux, MEM, lettre médiane, dont l’addition des lettres qui en composent le son, correspond au chiffre 40, symbole de la vie. La vérité est donc le principe vital. Elle est dans ce qui dure plutôt que dans une finitude, elle est issue du questionnement, de l’expérimentation. Elle ne s’exprime pas dans un principe abstrait, mais à travers ce que l’homme fait. La vérité de l’hébreu dit ce qu’elle fait et fait ce qu’elle dit.

Les médias refusant de transmettre la vérité, n’est-il pas illusoire d’espérer des hommes une vérité authentique dans leur être ?

Mais les esclaves en pyjama rayé d’Auschwitz n’imaginaient pas, en entrant dans les douches mortelles, qu’un jour, leur camp d’extermination serait survolé par l’aviation israélienne, alors pourquoi pas espérer en un peu de vérité dans l’océan des mensonges et de la propagande ? Comme disent les dentistes, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise.


[1] https://www.20minutes.fr/politique/2531159-20190602-sondage-six-electeurs-melenchon-dix-voteraient-pen-contre-macron-second-tour-presidentielle

[2] Chiffres CNCDH : 687 faits antisémites (population totale autour de 500 000 personnes) – 154 faits anti-musulmans (population totale entre 7 et 12 millions de personnes) https://www.vie-publique.fr/en-bref/274826-racisme-antisemitisme-et-xenophobie-en-france-en-2019

[3] https://www.algemeiner.com/2021/06/15/record-number-of-antisemitic-incidents-recorded-in-london-amid-free-palestine-protests-in-may/

[4] https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/etats-unis-nouveau-record-d-actes-antisemites-en-2019-6833214

[5] Vidéo de Ashager Araro, israélienne noire et sioniste : https://twitter.com/AshagerAraro/status/1400121765456658434?ref

[6] Selon un bilan publié en 2020 par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/la-syrie-en-guerre_989289.html

[7] https://information.tv5monde.com/info/liban-en-banqueroute-le-pays-ne-peut-plus-payer-son-armee-413135

[8] https://www.gatestoneinstitute.org/17473/iran-fake-presidential-election

[9] https://terre-des-juifs.com/2021/06/16/raam-demontre-labsence-dapartheid-en-israel/

[10] https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/israel-une-marche-de-lextreme-droite-a-jerusalem-est-des-heurts-redoutees-20210615_E7RWP4G6ZFEMVMRV2EH5I6ERPA/

[11] https://dictionnaire.lerobert.com/definition/verite

[12] https://www.jeshua.fr/?p=361

[13] https://cqvc.online/des-roquettes-du-hamas-ont-tue-16-gazaouis-mardi-dont-8-enfants/

[14] L’entité qui doublonne le Haut-commissariat aux réfugiés pour s’occuper des seuls réfugiés palestiniens, de père en fils depuis 1948 et in generationem semiternas.

[15] https://www.jpost.com/middle-east/palestinians-declare-unrwa-gaza-director-persona-non-grata-669915

[16] https://www.middleeastmonitor.com/20210526-unrwa-director-in-gaza-apologises-for-description-of-israeli-bombardment/

[17] https://honestreporting.com/breaking-unrwa-thanks-hamas-chief-for-ongoing-willingness-to-cooperate/

[18] https://www.unrwa.org/newsroom/official-statements/statement-about-discovery-military-items-unrwa-school-gaza

[19] https://www.unrwa.org/newsroom/press-releases/unrwa-condemns-placement-rockets-second-time-one-its-schools

[20] Pub Wonder 1935 – https://www.youtube.com/watch?v=NaPomO4Ec04

[21] https://madame.lefigaro.fr/style/assa-traore-influenceuse-militante-christian-louboutin-170621-196919

[22] https://www.lefigaro.fr/vox/monde/quand-les-mensonges-de-trump-deviennent-la-verite-de-biden-20210602

[23] https://www.blogdumoderateur.com/facebook-twitter-suspendent-comptes-donald-trump-violences-washington/

[24] https://dailycaller.com/2021/06/10/anti-trump-corporate-media-lafayette-square-mlk-bust-wiretapped-nice-people-white-supremacy-fake-news/

[25] https://www.causeur.fr/dorothee-moureaux-sanctionnee-pour-son-bien-202534?

[26] https://www.fondapol.org/app/uploads/2020/05/VERBATIMS_2017-05-10-web-1.pdf

[27] https://oip.org/en-bref/qui-sont-les-personnes-incarcerees/

[28] https://www.genepi.fr/wp-content/uploads/2018/06/2018_Pour-un-Genepi-antiraciste.pdf

[29] https://www.huffingtonpost.fr/entry/hommage-a-george-floyd-melenchon-genou-a-terre-en-sa-memoire_fr_5edfc473c5b6d4bfcd57f007

[30] https://www.dailymotion.com/video/x2cusjz

[31] Voir le documentaire « L’enfant, la mort et la vérité », https://vimeo.com/59475901

[32] https://www.facebook.com/100058756741350/videos/188065776495313

[33] https://actu.orange.fr/desintox/non-cette-fillette-ne-figure-pas-parmi-les-enfants-tues-dans-les-frappes-israeliennes-sur-gaza-CNT000001B3ufw.html

[34] https://actu.orange.fr/desintox/non-cette-fillette-ne-figure-pas-parmi-les-enfants-tues-dans-les-frappes-israeliennes-sur-gaza-CNT000001B3ufw.html

[35] https://blogtsahal.wordpress.com/2012/02/05/sur-cette-photo-la-petite-fille-nest-pas-palestinienne-et-le-soldat-nest-pas-israelien/

[36] https://www.bbc.com/news/uk-england-tyne-48030290

[37] https://factuel.afp.com/non-cette-photo-ne-montre-pas-un-enfant-tue-par-larmee-israelienne

[38] https://unitedwithisrael.org/ny-times-caught-using-stock-photo-of-dead-girl-from-2017-to-blast-israel/?

[39] VIDÉO https://www.facebook.com/cad1e15d-956c-436b-8e6d-fa01e13067a6

[40] https://www.lepoint.fr/faits-divers/feminicide-de-julie-douib-la-reclusion-criminelle-a-perpetuite-requise-16-06-2021-2431284_2627.php?M_BT=1718373423043#xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Mi-journee%5D-20210616

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